La prairie (James Fenimore Cooper)

Résumé :

La Prairie, l'un des meilleurs romans du cycle Bas-de-cuir, suite et fin du Dernier des Mohicans, nous entraîne dans les plaines de l'Ouest américain, à l'époque des pionniers, des convois, des et des attaques indiennes. Naitty Bumppo est maintenant un vieil homme qui erre dans la prairie, toujours accompagné de son chien Hector. Il croise sur son chemin un convoi d'émigrants qu'il sauve des Indiens ; c'est le début d'une longue série de péripéties... Fils de colon lui-même, James Fenimore Cooper a su rendre compte de la destinée de l'homme de la frontière et exprimer avec force le conflit entre nature et civilisation.

 

Mon avis :

J’avais lu « Le dernier des Mohicans », du même auteur, dans mon enfance, et comme j’en gardais de bons souvenirs, je me suis laissée tenter en voyant « La Prairie » dans une boîte à livres, il y a quelques semaines (au passage, l’idée de ces espaces de dépôt et d’emprunt libres de bouquins est vraiment chouette !).

Mais revenons à nos plaines du Far-West, car « la Prairie », c’est d’abord cela : le titre plante à merveille le décor, toute l’histoire se déroule dans les grands espaces herbeux de l’Amérique du Nord, à l’époque des pionniers de la conquête de l'Ouest. Une terre sauvage, indomptée, tantôt menaçante, tantôt protectrice si on sait s’y adapter et tirer partie de ses ressources.

C’est le cas des principaux protagonistes, dont celui qui est décrit comme le vieux chasseur (qui apparaît dans d’autres romans de James Fenimore Cooper) : homme à l’esprit pratique, doté de solides aptitudes à la survie du fait de son expérience. Des aptitudes qui seront mises à rude épreuve lors de cette aventure où sa route va croiser celle d’autres personnages, notamment Paul, « chasseur d’abeilles » et sa dulcinée, Hélène, apparentée à une famille de pionniers peu recommandable : le clan d’Ismaël Bush. Le patriarche règne sur sa nombreuse progéniture et impose sa loi, la famille paraît soudée au premier abord, mais le lecteur découvre rapidement que derrière cette façade se trament rancunes, trahisons et vengeances.

Il faut dire que dans ce Grand Ouest, pas question de régler ses affaires devant un tribunal : la loi du plus fort, ou du plus malin, l’emporte. Dans ce roman, il faut survivre, aussi bien aux éléments (feu de prairie) qu’aux bêtes sauvages (bisons) ou aux humains hostiles (je pense au personnage de Middleton dont la jeune épouse a été enlevée le soir même de leurs noces et qui n'a de cesse de la retrouver). Et n’oublions pas les Indiens, assez stéréotypés, il est vrai (le roman date du début du XIXè siècle), tour à tour alliés plein de courage et d’honneur, ou adversaires impitoyables et fourbes.

C’est un vrai roman d’aventure que nous offre James F. Cooper, avec son lot de crimes, d’attaques, d’alliances, de trahisons et d’amours contrariées. Sans oublier des passages comiques, notamment ceux centrés sur le docteur Battius, un scientifique qui paraît vivre dans son monde et devient franchement cocasse à certains moments, tant il pinaille, chipote pour des appellations scientifiques ou se renfrogne quand on menace de s’en prendre à son fidèle compagnon asinus.

Pour conclure, je dirais que malgré quelques passages un peu longs à mon goût, j’ai pris beaucoup de plaisir à cette lecture.

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