Roncevaux (C. Monna)

Résumé :

Le roi Charles se trouvait en guerre contre les Sarrasins depuis trop longtemps. Lorsque le roi Marsile lui envoya une ambassade, il y vit la possibilité d’une trêve. La proposition était alléchante, mais risquée : le roi des Sarrasins était connu pour sa traîtrise.
Charles prit donc conseil auprès de ses barons. Roland, comte de la marche de Bretagne, restait persuadé que tout ceci n’était qu’un mensonge. Ganelon, son beau-père, y voyait le moyen de retourner en France. Il fit tout son possible pour que la trêve ait lieu. Malheureusement, il se retrouva désigné comme émissaire. Il devrait se rendre en territoire hostile pour négocier la paix au risque de sa vie.
Il ne pouvait refuser, mais promis de se venger des hommes qui l’avaient nommé pour cette mission.
Les Francs attendraient son retour. Devraient-ils se préparer à continuer la guerre en terre Sarrasine ou alors organiser le long voyage qui les ramènerait en France ? Périple qui leur ferait traverser la chaîne de montagnes des Pyrénées, là où leur grande armée serait étirée en une longue colonne sans défense…

Mon avis :

Comment donner vie à des personnages historiques en permettant au lecteur de s’identifier à eux ? En les découvrant comme des héros d’un roman d’aventures au souffle épique, c’est exactement ce que propose «Roncevaux». Le lecteur partage les pensées, les émotions, les motivations de Roland et de ses compagnons : peur, vengeance, colère, loyauté… Autant de sentiments universels qui se mêlent ici avec l’Histoire.
J’ai plongé très vite dans l’atmosphère médiévale, dans ce monde de chevalerie et de guerre si bien décrit, avec les termes adéquats.
Le récit devient encore plus poignant quand on connaît un peu l’histoire de Roland et de Ganelon (et son issue), il est particulièrement intéressant de voir le déroulé des événements.
Les dernières scènes de de bataille offrent un vrai moment d’héroïsme, j’entendais presque le bruit des armes s’entrechoquer !
En plus d’un grand plaisir de lecture, c’est une excellente manière d’intéresser les lecteurs (et pourquoi pas les «jeunes» ?) à l’Histoire.

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